Le meilleur vendeur de voitures électriques reste le baril de pétrole !

Tribune de Nicolas UGALDE-LASCORZ, Directeur Général
Une nouvelle fois, la géopolitique se charge de faire la démonstration que beaucoup refusent encore de voir. À chaque flambée du pétrole, à chaque crise internationale, le même réflexe réapparaît : les Français cherchent une alternative à leur dépendance énergétique.
Ironie de l’histoire, les meilleurs ambassadeurs de la voiture électrique ne sont ni les constructeurs automobiles, ni les producteurs d’électricité. Et encore moins les gouvernements. Quoique… Ce sont en effet les crises pétrolières elles-mêmes.
Quand la crise pétrolière accélère l’électrification
Preuve en est avec les ventes de véhicules électriques qui se sont envolées de 48% depuis le début de l’année. En avril 2026, elles représentaient 26 % des ventes totales de véhicules en France, avec près de 45 000 nouvelles immatriculations, en hausse de 27 % sur un an. Les utilitaires électriques suivent la même dynamique, avec une progression spectaculaire des immatriculations. Cette accélération n’est pas le fruit du hasard. Elle traduit une prise de conscience : dépendre des prix du pétrole, c’est dépendre des soubresauts du monde.
Et cette dépendance a un coût immédiat pour les ménages comme pour les entreprises.
Chaque hausse du prix à la pompe agit comme un rappel brutal de notre vulnérabilité à tous. Tant que nos mobilités resteront majoritairement alimentées par des énergies fossiles importées, nous subirons les conflits des autres, leurs décisions stratégiques et leurs tensions diplomatiques.
L’électrique, une réponse à la dépendance énergétique
Dans ce contexte, le plan d’électrification porté par le gouvernement marque une évolution importante. Relance du leasing social pour 50 000 véhicules électriques, aides renforcées pour les gros rouleurs, soutien accru aux utilitaires et poids lourds électriques, accélération du déploiement des bornes de recharge : ces orientations vont dans le bon sens.
Car la mobilité électrique n’est plus simplement un sujet environnemental. Elle devient un sujet de souveraineté économique, énergétique et sociale.
Pour beaucoup de Français, le passage à l’électrique constitue une réponse immédiate à une contrainte durable : la volatilité des prix des carburants. Oui, le véhicule électrique reste encore plus coûteux à l’achat qu’une voiture thermique. Mais l’analyse sur un cycle de vie complet raconte une autre histoire. Les coûts d’usage, d’entretien et d’énergie sont significativement plus faibles. Plusieurs études, notamment de l’ADEME et de l’UFC-Que Choisir, montrent désormais qu’un véhicule électrique peut devenir économiquement plus rentable que son homologue thermique après quelques années d’utilisation, notamment pour les personnes dépendantes au quotidien de leur voiture.
Autrement dit, l’intérêt pour l’électrique n’est pas seulement collectif. Il est aussi individuel.
C’est pour cette raison que les politiques de soutien aux carburants fossiles apparaissent aujourd’hui de plus en plus contre-productives. Subventionner l’essence ou le diesel revient, dans les faits, à prolonger artificiellement notre dépendance aux marchés pétroliers internationaux. Cela ne règle pas le problème mais en atténue temporairement les conséquences.
À l’inverse, investir dans l’électrification permet de traiter la cause structurelle de notre vulnérabilité énergétique.
Transformer les contraintes en opportunités industrielles
Il serait toutefois absurde de présenter la voiture électrique comme une solution parfaite ou unique. Elle-même soulève des défis industriels, environnementaux et technologiques bien réels : extraction des matériaux, dépendances industrielles, recyclage, poids des batteries, consommation de ressources. Le débat mérite d’être mené avec sérieux et transparence.
Ces défis doivent donc être vus comme des champs d’innovation et non comme des prétextes à l’inaction.
La France peut et doit se saisir de ces problématiques en s’appuyant sur ses atouts que sont la recherche, l’ingénierie et l’industrie. Sur le recyclage des batteries, longtemps présenté comme une faiblesse structurelle du véhicule électrique, des entreprises françaises ont développé des process innovants pour répondre à ces enjeux. Des acteurs comme Veolia, Orano ou encore la start-up Battri travaillent déjà sur des filières capables de récupérer une part importante des métaux stratégiques contenus dans les batteries pour les valoriser.
C’est exactement cette logique qu’il faut encourager : transformer les contraintes de la transition en opportunités industrielles et technologiques.
Car derrière la mobilité électrique se joue en réalité un enjeu bien plus vaste : celui de l’électrification de notre société. Et la mobilité en est un maillon essentiel.
Le discours récemment porté par le Premier ministre Sébastien Lecornu sur la nécessité d’électrifier massivement les usages semble enfin refléter cette prise de conscience stratégique. Nous commençons collectivement à comprendre que la souveraineté énergétique ne se décrète pas. Elle se construit.
Une souveraineté énergétique à construire
Elle se construit avec des infrastructures, une production nationale d’électricité, des réseaux, des capacités industrielles et une vision de long terme.
La mobilité électrique n’est donc ni une mode, ni un caprice technologique. Elle constitue une réponse pragmatique à une situation qui tend à se répéter trop souvent.
Reste désormais à poursuivre les efforts engagés. Les transitions énergétiques échouent rarement faute de technologies ; elles échouent faute de vision politique à long terme.
Les signaux envoyés ces derniers temps sont encourageants et vont dans le bon sens. Mais ils devront s’accompagner d’une trajectoire stable et suffisamment transparente pour inciter à des investissements massifs, notamment dans la mobilité électrique.
À défaut, la prochaine crise pétrolière nous rappellera une nouvelle fois ce que nous savions déjà.
VDN Group : un acteur de terrain au service de la souveraineté énergétique
VDN Group est un producteur indépendant d’électricité renouvelable qui conjugue expertise technique, ancrage territorial et engagement sociétal. Fondé en 2013, le groupe développe, construit et exploite des parcs éoliens, solaires ainsi que des solutions de stockage sur l’ensemble du territoire français.
Filiale du groupe allemand LOSCON, acteur de référence dans les énergies renouvelables depuis plus de 25 ans, VDN bénéficie de l’agilité d’une structure à taille humaine et de la solidité industrielle d’un groupe européen. Ce positionnement unique lui permet de mener des projets résilients et co-construits avec les territoires.
À travers ses projets, VDN agit concrètement pour :
- la souveraineté énergétique des entreprises et des collectivités,
- la compétitivité locale, en mutualisant les ressources et en favorisant les circuits courts de l’énergie,
- la transition écologique, avec des solutions sur mesure en autoconsommation, agrivoltaïsme et mobilité électrique.
Avec près de 200 MW éoliens déjà construits et plus d’1 GW de projets en développement (éolien et solaire), VDN contribue activement à l’objectif de relocalisation de l’énergie. Son ambition : faire émerger un pacte énergétique local, au service du territoire et ses acteurs économiques.


