En France, on n’a pas de pétrole, mais on a les EnR !

En France, on n’a pas de pétrole, mais on a les EnR !
Tribune de Nicolas UGALDE-LASCORZ, Directeur Général
Le contexte énergétique international connaît aujourd’hui un infléchissement préoccupant. Dans plusieurs grandes puissances, et en particulier aux États-Unis, les discours et décisions politiques traduisent un recentrage assumé sur les énergies fossiles, au détriment des politiques de soutien aux énergies décarbonées et en particulier renouvelables. Des projets éoliens et solaires sont ralentis, parfois interrompus, tandis que le pétrole et le gaz redeviennent des instruments de souveraineté revendiquée et de puissance économique.
Ce mouvement s’inscrit dans une lecture de court terme, où les hydrocarbures sont présentés comme des valeurs refuges dans un monde instable. Il ne saurait toutefois constituer une réponse durable aux enjeux énergétiques, économiques et géopolitiques auxquels nos sociétés sont désormais confrontées.
Face à cette situation, l’Europe et la France disposent d’un atout souvent sous-estimé : un système électrique déjà largement engagé dans la transition vers des sources de production renouvelables, locales et décarbonées.
À l’échelle européenne, près de 47 % de l’électricité produite provient aujourd’hui des énergies renouvelables. Ce chiffre, longtemps perçu comme un objectif lointain, traduit désormais une réalité structurelle du mix électrique européen. La France s’inscrit pleinement dans cette dynamique. Les énergies renouvelables représentent environ 26 % de la production nationale d’électricité, aux côtés du nucléaire et de l’hydraulique. L’éolien, en particulier, contribue de manière significative à cet équilibre, avec une production annuelle avoisinant 40 TWh, soit une part désormais incontournable de l’approvisionnement électrique.
Ces volumes constituent un socle opérationnel, déjà intégré au fonctionnement quotidien du système électrique. De plus, cette électricité est produite sur le territoire européen et français, sans dépendance à des flux d’importation soumis aux aléas géopolitiques ou aux tensions sur les marchés internationaux.
À l’inverse, la dépendance persistante aux énergies fossiles demeure un facteur de vulnérabilité majeur. En France, près de 60 % de l’énergie consommée repose encore sur des ressources fossiles, largement importées. La France dépense plus de 60 milliards d’euros chaque année pour de l’énergie qu’elle ne produit pas. Cette situation pèse non seulement sur notre dette mais expose durablement l’économie nationale aux fluctuations de prix, aux ruptures d’approvisionnement et aux crises internationales, comme l’ont démontré de manière très concrète les tensions énergétiques de 2022.
Les conséquences économiques et sociales de cette dépendance sont désormais bien identifiées : hausse brutale des coûts de l’énergie, fragilisation de la compétitivité des entreprises, recours massif aux dispositifs publics de soutien pour contenir l’impact sur les ménages et les collectivités. Ces déséquilibres n’ont pas été provoqués par les énergies renouvelables, mais bien par la volatilité intrinsèque des marchés fossiles.
Aussi, l’indépendance énergétique ne peut plus être abordée comme un débat idéologique opposant les filières entre elles. Elle constitue un enjeu stratégique de long terme, qui doit être appréhendé avec pragmatisme. Voulons-nous continuer à dépenser 60 milliards d’euros par an ou voulons-nous les réinvestir pour ne plus être tributaire d’un marché mondial incontrôlable ? Le nucléaire demeure un pilier essentiel du système électrique français. Toutefois, il ne saurait, à lui seul, répondre à l’augmentation rapide et structurelle des besoins en électricité, liée notamment à l’électrification des usages, à la réindustrialisation, au développement des infrastructures numériques et aux nouvelles technologies.
Les énergies renouvelables apparaissent dès lors comme un complément indispensable, capable d’apporter rapidement des capacités supplémentaires, à grande échelle, à des coûts maîtrisés, tout en renforçant l’autonomie énergétique des territoires. Leur déploiement permet non seulement de sécuriser l’approvisionnement électrique, mais également de limiter l’exposition aux risques géopolitiques associés aux énergies importées.
Dans ce paysage, la France et l’Europe disposent d’une opportunité historique. Elles ont engagé une part significative de leur production électrique dans une trajectoire fondée sur des ressources locales, renouvelables et compétitives. Ce choix, déjà largement engagé, mérite aujourd’hui d’être pleinement assumé et poursuivi avec cohérence.
L’énergie ne relève plus exclusivement de considérations environnementales. Elle conditionne la souveraineté économique, la sécurité d’approvisionnement et la capacité des nations à maîtriser leur avenir industriel. Dans un monde marqué par l’instabilité et les tensions, disposer d’une électricité produite localement, à coût prévisible et indépendante des hydrocarbures importés constitue un avantage stratégique déterminant.
À cet égard, la France et l’Europe disposent d’atouts considérables. Encore faut-il leur donner les moyens de s’exprimer pleinement.
VDN Group : un acteur de terrain au service de la souveraineté énergétique
VDN Group est un producteur indépendant d’électricité renouvelable qui conjugue expertise technique, ancrage territorial et engagement sociétal. Fondé en 2013, le groupe développe, construit et exploite des parcs éoliens, solaires ainsi que des solutions de stockage sur l’ensemble du territoire français.
Filiale du groupe allemand LOSCON, acteur de référence dans les énergies renouvelables depuis plus de 25 ans, VDN bénéficie de l’agilité d’une structure à taille humaine et de la solidité industrielle d’un groupe européen. Ce positionnement unique lui permet de mener des projets résilients et co-construits avec les territoires.
À travers ses projets, VDN agit concrètement pour :
- la souveraineté énergétique des entreprises et des collectivités,
- la compétitivité locale, en mutualisant les ressources et en favorisant les circuits courts de l’énergie,
- la transition écologique, avec des solutions sur mesure en autoconsommation, agrivoltaïsme et mobilité électrique.
Avec près de 200 MW éoliens déjà construits et plus d’1 GW de projets en développement (éolien et solaire), VDN contribue activement à l’objectif de relocalisation de l’énergie. Son ambition : faire émerger un pacte énergétique local, au service du territoire et ses acteurs économiques.


